Le Canada, un pays chaud?

Le Canada, un pays chaud?

Contrairement à l’image que l’on pourrait peut-être avoir du Canada,du fait de sa position Nordique, de ces hivers rigoureux et de toute une imagerie construite autour du froid et de la neige, il peut aussi y faire chaud, très chaud même. En fait il ne faut pas oublier que le Canada est un grand, un très grand pays. Avec ses 9 984 670 km2 (9 093 507 km2 de terre et 891 163 km2 d’eau) il est le deuxième plus grand pays au monde en termes de superficie totale, après la Russie. Et ce vaste pays n’est pas partout et pas du tout uniforme. Il dispose au contraire d’une géographie très diversifiée. C’est donc assez normalement que l’on retrouve dans certains endroits les conditions propices à certains épisodes de sécheresse.

La plupart des régions du Canada ont connu la sécheresse. Les Prairies sont les plus touchées, suivies des vallées de l’intérieur de la Colombie-Britannique. Cela s’explique par la grande variabilité des précipitations dans ces régions. Au cours des deux derniers siècles, on y a compté au moins 40 sécheresses de longue durée. Certaines se sont même prolongées sur plusieurs années.

En comparaison, les sécheresses dans l’est du Canada sont plus courtes, moins fréquentes et de plus faible intensité. Elles touchent également de moins vastes étendues. Malgré cela, les provinces maritimes seraient très vulnérables aux effets des sécheresses. Puisque les sécheresses ne s’y produisent que rarement, la capacité d’adaptation de ces régions est faible.

De 1900 à 2010, 48 sécheresses ont été répertoriées au Canada, dont 5 au Québec. En 2001-2002, une sécheresse exceptionnelle a touché la majeure partie du sud du pays, depuis la Colombie-Britannique jusqu’aux provinces de l’Atlantique, en passant par les Prairies, les Grands Lacs et la région du Saint-Laurent.

Les changements climatiques entraîneront une aggravation des périodes de sécheresses au Canada, mais plus largement encore au niveau de la planète. Au terme d’une récente étude, le Centre national américain de recherche atmosphérique faisait valoir que seules les régions situées à des latitudes élevées (donc très au nord ou très au sud) ne seraient pas touchées. À ces endroits, le climat deviendrait plus humide. Pour le Canada, cela signifie que les régions situées au nord des principales zones habitées ne seraient pas touchées par la sécheresse. Partout ailleurs, il est donc important de développer des stratégies d’adaptation pour faire face à ces changements

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