Plus de pollens, plus d'allergies

Plus de pollens, plus d'allergies

L’augmentation des concentrations de CO2  et de plusieurs gaz à effet de serre dans l’atmosphère entraîne plusieurs changements tels la hausse des températures et du taux d’humidité. Cela a pour conséquences de :

  • D’allonger la saison de croissance des plantes allergènes
  • D’augmenter l’aire de répartition de certaines plantes allergènes, telle l’herbe à poux que l’on retrouve plus au Nord
  • D’augmenter la concentration des protéines allergènes contenues dans le pollen
  • La pollution urbaine aggrave la toxicité des pollens en fragilisant la surface des grains et en permettant la sortie des protéines allergisantes.

Autrement dit, les quantités de pollen sont de plus en plus importantes, de plus en plus dispersées, de plus en plus concentrées mais aussi, de plus en plus allergène, donc de plus en plus susceptible de provoquer des allergies.

Au Québec, le pollen est présent dans l’air pendant trois périodes distinctes.

  • Au printemps, c’est le pollen des arbres et des arbustes qui est présent.
  • Au début de l’été, c’est le pollen des plantes herbacées (y compris le gazon).
  • Puis, de la fin juillet jusqu’au début de l’automne, c’est le tour de l’herbe à poux.

L’herbe à poux : une indésirable qui fait sa place

Au Québec, le pollen de l’herbe à poux provoque des allergies chez une personne sur six, ce qui représente plus d’un million de personnes. C’est l’une des principales causes de la rhinite allergique (plus souvent appelée le rhume des foins). Le rhume des foins coûte très cher  soit de 156 à 240 millions par année pour notre société. Il entraîne des absences au travail, une perte de productivité et des besoins en soins de santé.

L’herbe à poux est surtout présente dans le sud du Québec (Outaouais, Montréal et la Montérégie). Les plants d’herbe à poux se retrouvent dans divers milieux, et surtout là, où d’autres plantes ont de la difficulté à pousser. On les retrouve :

  • En ville : terrains vacants, stationnements, dépôts de neige etc.;
  • En région agricole : entrée de champs, le long des rangs, etc.;
  • Le long de certains corridors de transport : aux abords des routes, de pistes cyclables et de sentiers, etc.

Ce sont les fleurs mâles de l’herbe à poux qui produisent le pollen.

Depuis quelques années, sous l’effet des changements climatiques, la croissance et la propagation de l’herbe à poux se sont modifiées. Rien qu’à Montréal, la période où le pollen de l’herbe à poux est présent dans l’air a augmenté de 33 % entre 1994 et 2002 (passant de 42 à 63 jours). Quant à sa concentration, elle a presque doublé durant la même période.

Cette « explosion » n’est pas sans impacts sur la santé de plus en plus de personnes. En effet, on note aussi une augmentation du nombre de cas d’allergies et de leur gravité.

Pour plus d’information, consultez le site de la Table québécoise sur l’herbe à poux Lien externe 

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Fondation Monique Fizt Back

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