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La guerre de l'eau aura-t-elle lieu?

La guerre de l'eau aura-t-elle lieu?

Pour plusieurs observateurs et historiens, la guerre de l’eau a déjà commencé il y a plusieurs millénaires, car, qui contrôle l’eau contrôle la vie, surtout dans un environnement physique où la ressource n’est pas abondante ou de bonne qualité. Pourtant, à ce jour, l’Histoire n’a retenu qu’un seul conflit armé opposant, il y a plus de 4 500 ans, deux puissantes cités de Basse Mésopotamie, Lagash et Umma, pour le contrôle de canaux d’irrigation alimentés par le fleuve Tigre. La situation pourrait malheureusement changer au cours des prochaines décennies tout particulièrement dans les régions déjà soumises à un stress hydrique.

On parle de stress hydrique pour des pays lorsque la disponibilité en eau par an et par habitant est inférieure à 1 700 m3 . Le seuil de pénurie est de 1 000 m3 et celui de « pénurie complète » est en dessous de 500 m3. On prévoit que d’ici 2025, 2.8 milliards de personnes seront soumises à un stress hydrique

Jusqu’à présent, les êtres humains ont eu l’intelligence de partager l’eau et de préférer la paix à la guerre. Néanmoins, les tensions que nous nous observons déjà entre certains pays pour le contrôle ou l’appropriation de cet « or bleu » risquent de s’aggraver davantage, nous rapprochant toujours un peu plus d’un véritable conflit et de ses terribles conséquences.

Plusieurs facteurs sont à l’origine de l’augmentation des tensions entre certains pays. Un premier facteur est l’augmentation de la population mondiale qui devrait atteindre 9 milliards d’humains vers 2050 et qui va créer une pression énorme sur la ressource. L’agriculture, qui monopolise actuellement près de 70 % de toute l’eau consommée, va devoir produire davantage afin de nourrir une population toujours plus importante, mais aussi de plus en plus exigeante. Un deuxième facteur est la croissance de la population urbaine. Avant 2050, plus des 2/3 de la population mondiale sera urbaine, avec des besoins considérables en eau, ce qui pose la question de l’approvisionnement en eau potable et du traitement des eaux usées.

Source: REUTERS/Ajay Verma

 

Les Nations Unies ont recensé pas moins de 300 zones potentielles de conflits autour de fleuves transfrontaliers, de lacs ou de nappes phréatiques communes. On les retrouve surtout en Afrique du Nord, en Afrique de l’Est et du Sud, dans les Proches et Moyen Orient et dans certains pays d’Asie.

« Du fait de l’accroissement de la population mondiale, la quantité moyenne d’eau douce disponible par habitant et par an devrait se réduire d’environ un tiers d’ici 2025… donc demain. L’ONU signale que le risque de pénurie d’eau douce est bien réel !»

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