Plongée en eaux troubles

Plongée en eaux troubles

L’eau est source de vie, source de confort et de bien être, mais elle peut aussi être parfois source de maladies qui peuvent parfois engendrer la mort. Elles ont pour nom : dysenterie, diarrhée, bilharziose, choléra, typhoïde, vers intestinaux, infections gastro-intestinales diverses, etc. Ce sont des maladies à transmission hydrique qui résultent de la contamination des systèmes de distribution d'eau potable par les excréments des êtres humains ou des animaux infectés. L’eau d’irrigation agricole peut aussi contaminer les aliments, puis les humains qui les consomment.

«  Une maladie d’origine hydrique est définie comme toute maladie de nature infectieuse ou d’origine physicochimique causée, ou présumée causée, par : ingestion d’eau, contact avec l’eau ou inhalation de vapeurs ou de gouttelettes d’eau »

On considère qu’aujourd’hui encore, les maladies hydriques touchent plus de la moitié des habitants des pays en voie de développement et que 25 millions de personnes en meurent chaque année, dont 6 millions sont des enfants de moins de 5 ans. On estime aussi que 100 millions de personnes souffrent en permanence de gastro-entérites causées par une eau contaminée et que 260 millions d’individus sont atteints de bilharziose.

Elles apparaissent là où les infrastructures sanitaires, de traitement et d’assainissement de l’eau sont inexistantes ou inefficaces. C’est malheureusement trop souvent le cas dans les pays les plus pauvres de la planète, mais ce type de situation peut aussi se retrouver lors de conflits armés ou après des évènements météorologiques extrêmes qui détruisent en partie ou en totalité les systèmes de traitement des eaux.

 

Source: FreeDigitalPhotos.net

Dans plusieurs endroits de la planète, la raison principale du développement des maladies à transmission hydrique est la pauvreté. Certaines populations ne disposent toujours pas d’un accès à de l’eau potable, ni même des aménagements indispensables aux traitements des eaux usées, pas plus qu’ils ne disposent des infrastructures médicales pour traiter efficacement les affections quand elles se développent. L’augmentation des populations dans ces pays, combinée à l’augmentation des températures ou à davantage de pluie, vont aggraver les problèmes de contamination microbiologique de l’eau, ce qui aura pour effet d’augmenter le nombre de personnes malades et malheureusement de décès. La chloration de l’eau est souvent une étape obligée même si l’usage de ce désinfectant peut comporter des petits risques pour la santé humaine après quelques décennies. Néanmoins, le chlore représente une excellente garantie pour offrir à bas prix une très bonne qualité de l’eau durant son transport jusqu’aux robinets dans nos maisons.

Ce ne sont pas les seuls risques que l’eau fait peser sur la santé des populations. La présence de plus en plus importante de substances chimiques, soit présentes à l’état naturel soit apportées par les activités humaines, fait peser des risques sur la santé des populations tant dans les pays en développement que dans les pays développés.

Les changements climatiques ne feront qu’accentuer les risques qui pèsent sur les populations, tout particulièrement sur celles qui sont déjà les plus pauvres et donc les plus vulnérables.

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