Les actions d'ici et d'ailleurs

Les actions d'ici et d'ailleurs

Cet épisode caniculaire a bien évidemment eu des échos au Canada et au Québec où nous connaissons aussi des épisodes caniculaires qui ont des impacts sur la qualité de vie de la population. D’ailleurs, chaque année on recense déjà plusieurs morts à cause de la chaleur excessive et ce tout particulièrement dans les grandes villes où les températures, la mauvaise qualité de l’air forment un cocktail dangereux pour la population et tout particulièrement pour les personnes à risques.

Pour faire face à l’augmentation des risques potentiels, le gouvernement du Québec a mis en place un programme doté d’un budget de 30 millions de dollars, dont l’objectif est de préparer les décideurs du réseau de la santé québécois aux augmentations anticipées des températures, mais aussi à tous les autres incidents climatiques extrêmes.

Parallèlement à cela, les principales villes, comme Montréal, ont développé leur propre « plan chaleur ». La municipalité émet des alertes publiques conseillant aux Montréalais de ne pas s’exposer trop longtemps et inutilement au Soleil et de boire beaucoup d’eau. Les policiers et les pompiers font du porte-à-porte pour repérer les personnes âgées ou vulnérables. Les heures d’ouverture des piscines publiques et des bâtiments municipaux équipés de climatiseurs sont prolongées pour permettre aux citoyens d’aller se rafraîchir.

Source: FreeDigitalPhotos.net

Selon les études menées par les responsables du secteur de la santé, et tout particulièrement par le Docteur Pierre Gosselin, coordonnateur des sciences du changement climatique à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), en raison de l’augmentation des températures il faut s’attendre à une augmentation des crises cardiaques et des cardiopathies ainsi que des maladies cardiaques et respiratoires du fait d’une présence de plus en plus fréquente du Smog.

Selon les projections, à partir de 2020, la température moyenne à Montréal devrait avoir augmenté de 1,5°C par rapport à celle que l’on connaît aujourd’hui. De 88 à 102 Montréalais pourraient mourir tous les ans dans la ville à cause de la chaleur. Cette chaleur pourrait coûter 1,6 milliard par an de dépenses en santé et en perte de productivité. Et chaque augmentation supplémentaire des températures va avoir de nouveaux impacts et des conséquences de plus en plus dramatiques pour de plus en plus de personnes.

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