Pourquoi y a-t-il des îlots de chaleur?

Pourquoi y a-t-il des îlots de chaleur?

Plusieurs facteurs autres que le climat local contribuent à la création des îlots de chaleur urbains parmi lesquels on distingue :

  • Les émissions de gaz à effet de serre (GES):On sait que les GES piègent l’énergie solaire dans l’atmosphère et  participent à son réchauffement. En ville, les sources de GES sont principalement les véhicules motorisés, les industries et le chauffage produit à partir de combustibles fossiles (pétrole, charbon et bois).
  • La perte progressive du couvert forestier: Les villes ont besoin d’arbres. Malheureusement on préfère encore trop souvent les couper pour la construction de bâtiments de toutes sortes, de lotissements et de routes. Pourtant on sait que la perte de végétation en milieu urbain est synonyme de perte de fraîcheur, d’une augmentation du problème de ruissellement des eaux pluviales et de dégradation de la qualité de l’air. Au Québec, le couvert forestier urbain est en diminution constante depuis les années 1960 et ce malgré la mise en place de programmes de plantations et de verdissements.
  • L’imperméabilité des matériaux: De quoi sont faites nos villes ? Avec quels types de matériaux ? Majoritairement en asphalte et en béton n’est-ce pas ? C’est-à-dire avec des matériaux qui sont imperméables, qui ne permettent pas à l’eau d’être absorbée. On a calculé que dans les villes le taux d’infiltration des sols est de seulement 15 % et la quantité ruisselée de 55 %, tandis qu’en milieu naturel c’est l’inverse (environ 50 % des eaux de pluie sont absorbées par les sols et 10 % ruissellent vers les cours d’eau). Et cela a des impacts importants tant sur la climatisation naturelle que permet l’évaporation, que sur la contamination des cours d’eau par les hydrocarbures à cause du ruissellement ou encore les débordements d’égouts causés par les pluies intenses.
  • Les propriétés thermiques des matériaux: Les revêtements imperméables et les matériaux des bâtiments influencent le microclimat et les conditions de confort thermique, car ils absorbent beaucoup de chaleur durant le jour qu’ils rediffusent pendant la nuit. Ces matériaux à bas albédo  peuvent atteindre des températures de 80°C en été. On pourrait presque y cuire des œufs !
  • La morphologie et la taille des villes: La morphologie d’une ville joue un rôle déterminant dans la formation des îlots de chaleur urbains. Les grands bâtiments et les rues étroites peuvent limiter ou empêcher la bonne ventilation des centres urbains en créant ce que l’on appelle des « canyons urbains « où s’accumule la chaleur.

Source: © CCDMD, Le Québec en images, Denis Chabot

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