La situation ici et ailleurs

La situation ici et ailleurs

Chaque année à travers le monde des millions de personnes meurent ou sont infectées par ces maladies transmises par des moustiques, des tiques ou par d’autres animaux porteur d’agents biologiques. Malgré les nombreux programmes nationaux et internationaux mis en place au cours des années pour tenter de les éliminer, la situation continue à se détériorer dans plusieurs pays et tout particulièrement dans les pays les plus pauvres. Officiellement la malaria, à elle seule, fait entre un et trois millions de victimes par an. 

Officiellement la malaria, à elle seule, fait entre un et trois millions de victimes par année dans le monde sur les quelque 300 à 500 millions de cas avérés. 

La situation pourrait s’aggraver encore au cours des prochaines années avec les modifications prévues des conditions climatiques. L’accélération du réchauffement et l’augmentation des précipitations vont encourager l’accroissement ou l’apparition de ces maladies vectorielles. Si c’est surtout en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud et même dans certains pays d’Europe que les risques sont les plus importants, l’Amérique du Nord n’ai pas épargnée. Plusieurs des maladies vectorielles tels le paludisme, le dengue, la maladie de Lyme, le virus du Nil occidental, certaines encéphalites et plusieurs autres sont déjà présentes. Bien sûr, la présence d’infrastructures sanitaires efficaces, la surveillance et les programmes de lutte permettent et permettront de limiter les risques de voir se développer une transmission importante au sein des populations. Néanmoins, la situation commence à inquiéter de plus en plus les responsables de la santé publique de plusieurs États, dans la mesure où les conditions favorables pour leur transmission se multiplient.

La situation au Canada 

Les frontières entre le Canada et les Etats-Unis ne sont pas imperméables au point d’empêcher moustiques, tiques, rongeurs et autres animaux porteurs de maladies de les traverser. Certaines régions du Canada sont déjà confrontées à certaines maladies comme le virus du Nil occidental et surtout la maladie de Lyme, qui bien que rare remontent petit à petit vers le nord  où elle trouve des conditions de plus en plus favorable à son expansion. La plupart des infections sont le résultat de l’exposition à des tiques durant des activités récréatives ou professionnelles. Les premiers symptômes sont légers mais ils peuvent parfois mener à une maladie systémique grave. On peut consulter le site de l'Agence canadienne de santé publique sur la maladie de Lyme Lien externe .

En ce qui concerne la malaria, elle a disparu du Canada à la fin du 19e et il y a très peu de probabilité pour qu’elle se réinstalle même si régulièrement quelques cas sont diagnostiqués. Il s’agit en fait de cas qui ont été contractés à l’étranger par des nouveaux immigrants ou bien des touristes. 

Qu’en est-il et qu’en sera-t-il au Québec ? 

En matière de moustiques et autres « bibittes » volantes assoiffées de sang on peut dire que l’on sait de quoi on parle Québec. Avec les milliers de lacs et des forêts à perte de vue on pourrait même croire qu’ils en ont fait leur paradis. Au plus fort de la saison, les pique-niques et autres sorties en plein air deviennent parfois un véritable parcours du combattant, une lutte à finir à coup de citronnelle et autres produits anti-moustiques. Et on nous prédit qu’avec les changements climatiques, les populations de moustiques pourraient être plus nombreuses et plus présentes encore, et donc plus affamées. Horreur!!!! 

Mais il n’y a pas de raison de paniquer pour autant. Au Québec il existe encore peu d’espèces de moustiques qui transmettent des maladies virales. Quelques espèces seulement présentes dans le Sud sont porteuses du Virus du Nil, de l’encéphalite de Saint-Louis, de l’encéphalite de la Crosse et de l’encéphalite équine de l’Est. De ces maladies, c’est surtout le virus du Nil qui a fait parlé de lui quand en 2002, le premier cas d’infection d’un être humain a été répertorié, créant une petite panique dans les médias et mobilisant d’importantes ressources dans le secteur de la santé publique. Quelque temps après, les choses se sont calmées. Toutefois, le signal d’alarme avait été tiré et certaines initiatives ont alors été lancées notamment par le ministère de la Santé et des Services sociaux mais aussi celui de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. Pour connaître les travaux les plus récents menés au Québec à ce sujet (été 2016), on peut consulter l'article Zika et maladie de Lyme : Quand la recherche sort de ses murs! Lien externe , publié sur le site Mon climat, ma santé.

 

Si les risques ne sont pas très importants dans la partie méridionale du Québec, il en va autrement dans la partie plus au nord, où les êtres humains et les animaux font déjà face à la présence de certaines maladies zoonotiques et à transmission vectorielle. Plusieurs études ont démontré que les Inuits présentent des niveaux élevés de plusieurs zoonoses, notamment la toxoplasmose, et qu’ils sont susceptibles d’en accroître la transmission en consommant de la chair animale de l’eau contaminée. Les risques sont d’autant plus grands que le taux de survie de certains insectes augmente en raison de l’élévation des températures ce qui augmente les aires de répartition et peut provoquer l’apparition de nouvelles pathologies. 

 Source: Wikipedia 

Cela pourrait avoir aussi des impacts sur leur alimentation. En effet, si les produits de la chasse et de la pêche, qui constituent aujourd’hui encore près de 16% de l’apport protéinique des Inuits, devaient être affectés davantage par des maladies, des parasites ou déplacées en raison de la présence de plus de moustiques piqueurs, cela pourrait limiter l’apport en protéines et créer des carences. 

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