Les causes de l'invasion

Les causes de l'invasion

L’effet le plus sensible des changements climatiques sur le développement de la transmission des maladies vectorielles et zoonotiques s’observera vraisemblablement dans ce que l’on appelle « les extrémités de l’intervalle de température favorable à la transmission ». Ces extrémités se situent entre 14 et 18oC pour les températures les plus basses et entre 35 et 40oC pour les températures les plus hautes. En dessous de la première extrémité et au dessus de la seconde, la transmission cesse car il fait, soit trop froid soit trop chaud. Le principal problème c’est que l’augmentation des températures va amener certaines régions du monde qui connaissent aujourd’hui des températures inférieures à 14oC à rejoindre ou même dépasser cette extrémité et donc devenir des zones favorables à la transmission des maladies infectieuses. En contrepartie, certaines régions déjà très chaudes vont voir diminuer les risques de transmission de ces maladies. Est-ce que les choses vont s’équilibrer ou doit-on craindre un accroissement des aires de transmission ?

Parmi les raisons expliquant la recrudescence de ces maladies notons que pour certaines espèces de moustiques, le réchauffement de la température de l’air mais aussi de l’eau permet aux larves d’arriver plus rapidement à maturité et donc de produire encore plus de moustiques. Et plus de moustiques, c’est aussi plus de moustiques femelles adultes –qui sont les seules à piquer- qui  s’alimentent plus souvent, ce qui augmente l’intensité de la transmission. Une spirale infernale et qui nous fait nous gratter !

Seules les moustiques femelles piquent afin de boire le sang. Même chose ans le cas de la tique où certaines tiques femelles adultes du genre des ixodes peuvent multiplier leur poids par 100 à 200 après s’être nourri.

En plus de la température de l’air et de l’eau, la pluie peut également avoir des effets à court et à long terme sur les habitats des moustiques ou des tiques. La création de plus de flaques ou de petites mares a un impact direct sur ces populations qui trouvent ainsi des conditions plus favorables à leur alimentation ou à leur repos.

Enfin, il faut aussi signaler que la répartition des populations humaines peut jouer un rôle important dans le développement et la propagation de certaines de ces maladies. Et là encore la situation n’est pas la même partout. Dépendamment des pays, on les retrouve majoritairement en ville ou à la campagne.

Une initiative de

Fondation Monique Fizt Back

Partenaires

Gouvernement du Québec Fonds vert du Québec