Les coûts associés aux espèces envahissantes

Les coûts associés aux espèces envahissantes

Il peut être très difficile de retirer les espèces envahissantes une fois qu’elles sont établies. Les mesures de contrôle sont généralement très coûteuses et peuvent être nuisibles pour l’environnement. Il est donc essentiel d’empêcher l’introduction des espèces envahissantes afin d’éviter les effets nuisibles à long terme sur nos écosystèmes.

A l’échelle mondiale, les dommages causés par les espèces envahissantes sont estimés à plus de 1 400 milliards de dollars, c’est à dire 5% de l’économie mondiale. Rien qu’aux Etats-Unis, le coût annuel estimé dépasse les 120 milliards de dollars soit « plus que la somme de toutes les autres catastrophes naturelles réunies » selon une étude réalisée en 2005 par l'Ecological Society of America.

Au Canada, les coûts et dommages causés par les espèces exotiques et ceux reliés au contrôle de ces espèces ne sont pas connus de façon précise. Selon un rapport préliminaire sur les coûts économiques des espèces exotiques envahissantes au Canada,  Lien externe produit par Environnement Canada, les coûts annuels cumulatifs de ce problème pourraient se situer entre 13,3 et 34,5 milliards de dollars. Il s'agit là d'estimations incomplètes, et l'on pense généralement que les dommages causés par les introductions passées de ravageurs pour les récoltes agricoles et forestières sont de l'ordre de 7,5 milliards de dollars par an.

D’autres dizaines de millions sont consacrés à la seule moule zébrée, pour la réparation des dommages à des tuyaux de prises et de sorties d’eau, à des écluses et autres construction des voies navigables. On estime que s’il n’est pas contrôlé ce mollusque pourrait coûter 5 milliards de dollars au Canada et aux USA au cours des dix prochaines années.

Des coûts aussi pour la santé humaine

Selon les auteurs de la Stratégie relative aux espèces de faunes exotiques et autochtones invasives en Languedoc-Roussillon, la menace exercée par les espèces envahissantes sur la santé humaine constitue probablement un des défis les plus importants des phénomènes invasifs. Les conséquences des phénomènes invasifs en termes de santé publique sont de deux types :

  • Les espèces exotiques envahissantes peuvent avoir des effets directs sur la santé humaine ou sur les animaux : le « Serpent des arbres bruns », qui pullule sur l’île de Guam et peut mesurer jusqu’à 2,4 m de long à sa taille adulte, s’avère agressif si on le menace. Légèrement venimeux, il est réputé pour avoir causé des blessures sérieuses à des enfants en bas âge. Les abeilles africaines qui se sont propagées sur tout le continent américain sont réputées très agressives envers les animaux et les hommes : dans les années 1950 et 1960, des agriculteurs pauvres brésiliens subirent à la fois des pertes de bétail et des pertes humaines. La fourmi de feu (Amérique du Sud), introduite notamment aux Etats-Unis et en Australie, cause également des piqûres douloureuses aux animaux et aux hommes et peut s’avérer une menace pour les petits animaux de compagnie et les personnes alitées. La petite fourmi de feu (Amérique du Sud) est, quant à elle, supposée responsable de la cécité de nombreuses espèces de vertébrés (léopards, éléphants, chats domestiques) au Gabon. Les grenouilles « coqui » provenant de Puerto Rico ont été introduites à Hawaï où elles troublent le sommeil des résidents par leur cri nocturne puissant.
  • Des effets indirects d’espèces exotiques envahissantes peuvent également mettre en danger les populations humaines. Ainsi, le Rat musqué et le Ragondin ont augmenté le risque et la gravité des inondations dans un grand nombre de pays d’Europe centrale et d’Europe du Sud, en creusant et en endommageant les berges des rivières. Le Ragondin est aussi susceptible de transmettre la leptospirose. Les corneilles domestiques indiennes introduites en Afrique du Sud sont des vecteurs d’agents pathogènes responsables de plusieurs maladies transmissibles à l’homme (choléra, typhoïde, dysenterie, salmonellose) en Afrique du Sud. Enfin, le moustique Aedes albopictus est responsable de l’épidémie de chikungunya qui a sévit à l’Ile de la Réunion et à Mayotte du fait de l’arbovirus qu’il peut véhiculer.

Source: Wikipedia

Combien de millions ont coûté ces effets directs et indirects sur la santé humaine pour les pays qui ont du y faire face ? Et combien a coûté la mobilisation des équipes médicales et des services de santé Canadien dans le cas de l’apparition du seul virus du Nil occidental, qui a occasionné plusieurs morts au Canada ? Et combien d’autres millions encore pour celui du SRAS ou du H1N1 ?

Source: Wikipedia

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