Les étés seront de plus en plus caniculaires à Paris

Effet du réchauffement climatique

Désastre sanitaire ou souvenir épouvantable, la canicule de 2003 a aussi été une formidable aubaine pour les climatologues et les urbanistes. En rejouant le film des pires nuits du mois d'août de cette année-là, les chercheurs de Météo France et du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) ont cartographié l'intensité de l'effet d'"îlot de chaleur urbain" sur l'agglomération parisienne. Ils ont ainsi pu simuler à l'échelle de la capitale les microclimats estivaux auxquels elle sera soumise, quartier par quartier, à l'horizon de la fin du siècle.

Financées par la Ville de Paris dans le cadre du projet Epicea et rendues publiques mercredi 24 octobre, ces simulations permettent surtout de tester et de comparer les effets de plusieurs aménagements urbains susceptibles d'atténuer les futures canicules.

Sans surprise, celles-ci seront de plus en plus nombreuses. En se fondant sur des scénarios d'émissions de gaz à effet de serre raisonnablement pessimistes, les températures moyennes de la région parisienne devraient grimper de 2ºC à 4ºC d'ici à la fin du siècle par rapport à la moyenne 1971-2006. La différence devrait être la plus marquée en été, avec une augmentation moyenne des températures de 3,5ºC à 5ºC et un nombre de jours de canicule qui, selon les résultats de l'étude, devrait être multiplié par douze.

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