Qu'est-ce qui se passe à la CdP-23?

Environ 20 000 personnes étaient attendues à cet événement : des décideurs, des dirigeants politiques, des entreprises, des organismes, des membres de la société civile, etc. Si certains ont un rôle plus officiel, d’autres viennent faire entendre leur voix en faveur de la lutte contre les changements climatiques.

Négociations techniques

Que font les représentants officiels des pays lors de la CdP-23 dans la zone « Bula »? Ils tentent de définir les différentes règles d’application de l’Accord de Paris pour en définir la structure. Ils cherchent notamment à « déterminer comment ses clauses seront mises en œuvre, comment les émissions de gaz à effet de serre seront calculées et comment les pays rendront des comptes sur leur bilan ». Au fond, il faut s’assurer que les pays respectent bel et bien l’engagement pris de limiter le réchauffement climatique « bien en dessous » du seuil des 2°C par rapport à l’ère préindustrielle. Et pour atteindre cet objectif et s’assurer d’impacts réels, il faut des règles. Celles-ci ne seront pas finalisées avant l’an prochain, lors de la CdP-24.

Présence politique

Le Canada et le Royaume-Uni ont conclu une alliance, lors de la CdP-23, qui avait été annoncée le 11 octobre dernier. À travers la Global Alliance to Power Past Coal, ces deux pays souhaitent encourager les autres pays à cesser d’utiliser le charbon, principale source d’énergie à travers le monde. Malgré tout, jusqu’à maintenant, il n’y a pas eu d’annonce officielle forte de la part des dirigeants de pays présents à la CdP-23. Ces annonces auraient pu prendre la forme de nouveaux engagements quant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre ou de désinvestissement dans les énergies fossiles. Certains dirigeants ont tout de même tenu des discours lors de cet événement. Par exemple, le président français Emmanuel Macron a souligné que l’Europe devait avoir une plus grande part dans le financement du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), maintenant que les États-Unis coupaient la leur.

Et la société civile?

La zone « Bonn » est à disposition des organismes non-étatiques, qui ne relèvent pas d’un État, comme les organismes environnementaux, les entreprises, les syndicats et les représentants jeunesses. Des conférences, des débats et divers événements s’y tiennent afin de faire vivre cet événement qui concerne tout le monde et idéalement afin d’influencer les négociations. Des exemples? YOUNGO Lien externe , l’organe officiel jeunesse sur le climat des Nations Unies, a tenu une conférence de presse pour parler de la perspective de la jeunesse sur l’agriculture et les changements climatiques. Vous pouvez écouter le tout, en français, en suivant ce lien Lien externe . Quant à la société civile américaine, elle a fait entendre son désaccord lors d’une présentation officielle de l’administration des États-Unis qui comprenait des lobbyistes des énergies fossiles : les deux tiers de la salle se sont levés et ont entamé une chanson. Pour voir la vidéo, suivez ce lien Lien externe .

  • Et toi, quels sont tes espoirs par rapport à cet événement d’envergure mondial?

 

 

Sources :

La Presse : COP23: les négociations pourraient frapper un mur et le Canada sera concerné Lien externe 

Médiaterre : Faits marquants de la CdP23 : Lundi 6 novembre Lien externe 

La Presse : Ottawa et Londres s’unissent contre le charbon Lien externe 

Inside COPs : La société civile veut aussi faire entendre sa voix à la COP23 Lien externe 

Crédit photo: extrait vidéo de Le Vlog de la COP23 | S'opposer à Trump, Vincent Verzat - Partager C'est Sympa Lien externe 

 

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