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Nous sommes tous une partie de la solution

Réduire! Il faut réduire les émissions de CO2, vite et de manière importante. Lors de la conférence de Toronto en 1988, intitulée : « L’atmosphère en évolution : implications pour la sécurité du globe », les scientifiques recommandaient de les réduire d’ici l’an 2005, de 20 % par rapport à leur niveau de 1988. Dans le cas contraire les risques pourraient être énormes selon ces mêmes scientifiques qui n’hésitèrent pas à affirmer à l’issue de la conférence que : « l’humanité mène non intentionnellement une expérience mondiale incontrôlée dont les conséquences ultimes peuvent être de l’ordre de grandeur d’une guerre nucléaire globale ».

« L’humanité mène non intentionnellement une expérience mondiale incontrôlée dont les conséquences ultimes peuvent être de l’ordre de grandeur d’une guerre nucléaire globale »

Réduire! Dorénavant, tous les pays savent qu’il faut réduire leurs volumes d’émissions de GES. Par contre, la question demeure : De combien et surtout comment faut-il le faire sans que les réformes à entreprendre ne compromettent le développement économique ou ne réduisent la compétitivité ?

Le protocole de Kyoto signé en 1997 est devenu la pierre angulaire, le symbole de cette volonté d’agir. Ce protocole propose aux grandes puissances émettrices de GES d’atteindre entre 2008 et 2012 une réduction d’environ 5 % de leurs émissions par rapport au niveau de 1990. Pourtant, dès le départ, cette proposition s’est retrouvée limitée par plusieurs pays dont les USA, la Chine, la Russie, l’Australie et le Canada qui ont refusé de le ratifier prétextant que ces mesures allaient compromettre leur développement économique par rapport aux pays en développement qui ne sont pas soumis aux mêmes contraintes. C’est à cette occasion que l’on commence à parler des « crédits carbone » dont pourront bénéficier les pays industrialisés s’ils parrainent des projets de réductions de GES dans des pays en développement. Ces projets consistent à aider ces pays à produire de l’énergie à base de combustibles renouvelables ou à accroître leur capacité d’absorber les gaz à effet de serre, essentiellement en étendant leur couvert forestier. Il faudra attendre la fin de l’année 2004 et la signature de la Russie pour que le Protocole de Kyoto entre en vigueur en 2005.

Malgré l’urgence répétée, malgré les objectifs fixés, malgré la multiplication des rencontres, malgré les engagements pris tout au long des décennies 80 et 90, le constat est sans appel : nous piétinons dans la bataille des changements climatiques et nous sommes entrés dans une nouvelle étape, soit celle de l’adaptation. Quels seront les coûts de cette adaptation que plusieurs économistes n’hésitent pas à chiffrer à plusieurs centaines de milliards de dollars et qui va nécessiter de repenser entièrement notre relation au monde ?

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