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Un constat... nécessaire et sans appel

Les préoccupations entourant la question des changements climatiques et des impacts potentiels des activités humaines sur le réchauffement planétaire ne sont pas nouvelles. Dès la fin du 19e siècle, quelques scientifiques s’interrogent sur de possibles liens entre l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère et le renforcement de l'effet de serre.

C’est notamment le cas de Svante August Arrhenius, chimiste suédois, qui au début du XXe siècle prétend qu’un doublement de la quantité de CO2 atmosphérique due notamment à la combustion de charbon pourrait entraîner l'augmentation de la température de 4°C à 6°C. Malheureusement ses prévisions ont été ignorées pendant plus de 50 ans. Il faudra attendre 1967 et les résultats des travaux menés par deux autres scientifiques pour comprendre que les prévisions d’Arrhenius sont en train de se réaliser et que l’on commence à s’inquiéter.

La question n’atteindra l’opinion publique qu’à partir des années 1980 et 1990 où l’on découvre un trou dans la couche d’ozone stratosphérique qui laisse la place à toutes les spéculations même les plus fantaisistes. Néanmoins, cet épisode marque véritablement un des premiers temps forts dans la sensibilisation et la mobilisation citoyenne. La question des changements climatiques prend dès lors de plus en plus de place dans les discussions internationales.

En 1987, la publication du rapport Brundtland par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, « Notre avenir à tous », vient donner davantage crédit et de matière à tous ceux qui s’inquiètent des impacts négatifs de notre manière de vivre sur l’environnement. La Commission y consacre le concept de « sustainable development » traduit maladroitement disent certains par « développement durable » qui propose que le développement durable réponde aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Elle recommande au Programme des Nations-Unies  pour l’Environnement (PNUE) et à l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) d’entreprendre sans plus attendre des actions dans le domaine des changements climatiques.

Le deuxième temps fort est sans contredit le Sommet de le Terre qui a eu lieu en 1992 à Rio de Janeiro (Brésil) où les États présents se sont engagés à signer la Convention sur la diversité biologique et ont ratifié dans le même temps la Convention cadre sur les changements climatiques signée par 188 États. Cette convention reconnaît deux principes, soit celui de stabiliser la concentration des GES dans l’atmosphère et celui de la responsabilité différenciée entre pays industrialisé et pays en développement. Il faudra attendre 1994 et sa ratification par 50 États membres pour que la Convention entre finalement en vigueur.

Dès lors la question des changements climatiques prend de plus en plus de place. Colloques, congrès, conventions, groupes de travail, accords cadre, campagnes d’information et de sensibilisation se multiplient pour tenter de mieux faire comprendre l’importance et l’urgence d’agir pour limiter la production de gaz à effet de serre (GES) et les possibles impacts sur l’environnement et la santé humaine. Malheureusement dans les faits cela ne se traduit pas toujours par des actions marquantes et significatives comme l’a encore révélé la Conférence de Copenhague qui a eu lieu en 2010.

Pour en savoir davantage sur les différents événements entourant la question des changements climatiques voir la section Chronologie des changements climatiques .

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